CT du 15 décembre 2009 : participation des parents à la cantine scolaire


L’objet de la délibération concernait la modification de la participation
des parents au coût de la cantine scolaire, suite à la revalorisation de la part de la CAF, obtenue après les mouvements sociaux LKP. Il nous était donné de choisir entre divers scénarios, qui
consistait à accepter ou non l’aide de la CAF, et à modifier ou non la part de la COM et des parents. Voici le point de vue que j’ai défendu en séance :

Il faut distinguer selon moi la question de l’aide de la CAF de celle du « rattrapage parents / collectivité ».

Le prix payé par les parents est raisonnable, et si certains parents ont des difficultés à payer la cantine, ils ont la possiblité de demander des aides auprès du CTAS. Je ne comprends qu’on se
fixe ce soir comme priorité de faire faire des économies à la collectivité. Ce n’est pas l’objectif de la proposition de la CAF, qui vient en soutien des parents et non pas des collectivités.

Au-delà de cela, le but pour moi d’une cantine scolaire est que les enfants y mangent bien, avec plaisir et envie.

On sait tous, en tant que parents, ce qu’on est capables de faire comme cuisine. Je ne suis pas non plus à critiquer ce que propose le service de restauration car je sais que c’est difficile de
gérer un budget de cantine (je le sais d’autant mieux que ma mère était gestionnaire d’un collège).

Mais avec cette aide supplémentaire de la CAF, il y aurait de quoi améliorer la qualité des repas, avec plus de produits frais, par ex. Anse Caraibes fait avec les moyens qu’elle a.
Mais si elle a davantage elle pourra améliorer les choses. Pourquoi donc sans priver ?

Maintenant, je voudrais profiter du sujet de ce soir pour revenir sur les conditions de déroulement d’un repas à la cantine, pour les plus petits : les tout petits n’arrivent pas à gérer leur
nourriture. On leur propose tout sur un même plateau, un plateau à trous comme à l’armée. Ils déjeunent en plus au milieu des moustiques et des odeurs de bac à graisses… il faudra qu’on se
penche sur les moyens de remédier à tout cela.