la petite enfance à Saint-Barth : il y a urgence !

Lors du débat du 13 mai 2008, à l’occasion de la question d’un achat de parcelle sur laquelle est situé le Petit Jardin de l’Ile, je suis revenu sur la question de la petite enfance aujourd’hui à St-Barth : situation problématique, qui empêche la plupart des parents d’exercer une activité ou bien les conduit à jongler avec les emplois du temps. Au final, la situation est préjuciable à tous : aux parents, aux assistantes maternelles, à l’économie de l’île.

Voilà mon propos intervention petite enfance :

Je tiens à revenir sur un sujet important – ce n’est pas la première fois : le projet global de la COM concernant la petite enfance. En tant que jeune papa et surtout élu au sein de cette collectivité, je souhaite que l’on apporte des réponses concrètes aux problèmes des parents.

A partir de 2012 le gouvernement, si fortement élu ici à Saint Barth et représenté par le président de notre collectivité, prévoit un droit opposable à la garde des enfants. Ce qui veut dire concrètement que les pouvoirs publics sont dans l’obligation de répondre aux besoins des parents, sous peine d’être sanctionnés.

En france, le gouvernement cherche à élargir le choix du mode de garde, ici nous en sommes loin : il existe les assistantes maternelles et rien d’autre avant 23 mois, âge à partir duquel on peut mettre son enfant au Petit Jardin de l’île, qui je le rappelle est une structure privée et dont nous venons de voir que le local n’est que provisoire.

Ici connaissez-vous le parcours d’un parent qui veut inscrire son enfant chez une assistante maternelle ? On commence par la liste qui se trouve sur le site de la COM et après on se débrouille.

Elles ont leur association, qui par ailleurs a beaucoup de mérite, qui met en place un relais pour les parents, donc bénévolement. Mais toutes les assistantes ne sont pas dans cette association. Le dispensaire joue également un rôle et tente tant bien que mal de vous donner leurs disponibilités. Donc les assistantes font nounou et standardiste, ce qui est très pratique quand vous devez surveiller de jeunes enfants !

D’ailleurs le 23 avril, l’association des assistantes maternelles a tenu une réunion publique à la capitainerie pour évoquer ces problèmes et surtout trouver des solutions. On en est malheureusement encore là !

De même, dans cette situation de pénurie, comment peut-on expliquer qu’une assistante maternelle qui arrive en février à Saint Barth, ne peut toujours pas exercer pour des raisons administratives ?

Beaucoup d’assistantes maternelles attendent le mois de mai pour avoir des agréments ou autres accords, c’est une affaire à suivre…

C’est pour cela que l’on voit aujourd’hui des structures comme l’hôtel Guanahani qui s’en préoccupe et dont le projet est de faire une crèche d’entreprise, ce que je trouve très bien.

Au sein de la collectivité, ne serait-il pas plus facile d’avoir un interlocuteur, un service, pour véritablement s’occuper déjà de ces démarches ?

– pour répondre aux parents : disponibilités, informations et aides administratives concernant Pajemploi par exemple…
Le gouvernement va créer un guichet unique pour inscrire son enfant à la crèche et pour connaître les disponibilités en temps réel chez les assistantes maternelles. Il sera mis en place par la Caisse des allocations familiales et devrait être opérationnel avant 2012. Ne peut-on faire de même ?

– pour répondre aux assistantes maternelles : aides administratives, agréments, information, formation continue car les assistantes maternelles ne sont pas là que pour changer et donner à manger à nos enfants.

Le gouvernement prévoit d’ailleurs de constituer de véritables filières métier. Recruter davantage, mieux former (de façon continue en particulier), améliorer la rémunération, avec un surcoût qui ne serait pas forcément à la charge des parents.

Maintenant si j’imagine ce service «petite enfance» au sein de la collectivité, il faudrait y faire une place pour la «périnatalité» : la préparation à la grossesse et à l’allaitement, et son suivi. On ne devrait d’ailleurs pas avoir à demander ces préparations, qui font partie intégrante de la préparation à la grossesse.

En septembre dernier déjà, Karine Lédée avait regroupé les attentes d’une dizaine de futures mamans, qui étaient prêtes pour cette préparation, et avait pris contact avec Nicole Gréaux en octobre.
On en est aujourd’hui toujours au point mort.

S’il faut attendre que des problèmes administratifs soient résolus, au moins que l’on trouve une solution temporaire.

Peut-être que des choses sont en cours mais je regrette qu’avec le manque de communication des différentes commissions et le fait que ces dernières ne font aucun compte-rendu de leurs débats pour informer de leurs travaux, je ne suis pas au courant. Aussi, et c’est dommage, dès qu’un citoyen me pose une question à laquelle je n’ai pas la réponse, j’ai l’impression de ne pas jouer le rôle pour lequel nous avons été élus.